La cathédrale de Monreale est un site incontournable pour quiconque visite l’île. Érigée au XIIe siècle sous le règne de Guillaume II de Sicile, cette cathédrale incarne l’harmonie parfaite entre l’architecture normande et les influences byzantines, arabes et chrétiennes. Sa construction fait partie d’une époque marquée par un riche métissage culturel, et elle reflète l’apogée de la domination normande en Méditerranée. Le véritable trésor de la cathédrale réside dans ses mosaïques spectaculaires qui couvrent près de 6 500 mètres carrés, racontant des scènes bibliques d’une beauté inégalée. Ce monument, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, constitue non seulement un lieu de culte mais aussi une fenêtre ouverte sur l’histoire complexe de la Sicile, où l’art et la spiritualité se rencontrent dans une explosion de couleurs et de symboles. Si vous êtes passionné par l’histoire et l’architecture, une visite à Monreale vous plongera dans une expérience inoubliable.

Les étapes de construction de la cathédrale de Monreale en Sicile
La construction de la cathédrale de Monreale, qui commence en 1172 et se poursuit jusqu’en 1176, se déroule sur un territoire qui porte plus tard le nom de Mont Royal. Ce site, déjà un domaine sous l’Antiquité, est le lieu où Guillaume II le Bon, roi de Sicile, décide de bâtir un monument religieux qui servira de monastère et de mémorial. La cathédrale, ainsi que son cloître — dernière grande œuvre de l’art normand en Sicile — illustre un style unique, l’arabo-normand byzantin, fusion des cultures siciliennes de l’époque.
Les portes en bronze de la façade, signées par Bonanno Pisano, arrivent de Pise en 1186, tandis que les vantaux de l’entrée nord, réalisés par Barisano da Trani, sont installés entre 1186 et 1190. Jusqu’à sa consécration en 1267 par l’évêque d’Albano, représentant du pape Clément IV, la cathédrale sert également de sépulture royale.

Le bâtiment mesure 102 mètres de long, 40 mètres de large et 35 mètres de haut, et possède une façade encadrée de deux tours. La tour gauche reste inachevée, mais au XVIe siècle, une chambre des cloches est ajoutée surmontée de créneaux, et une sacristie est intégrée à la fin du XVe siècle. À partir de 1547, le portique latéral est commencé par Gian Domenico et Fazio Gagini et terminé en 1562. La chapelle de Saint Benoît est ajoutée dans l’ancienne chapelle Cataldo et décorée dans le style baroque au XVIIIe siècle. En 1596, la chapelle de Saint Castrense est achevée, suivie de celle du Crucifix entre 1686 et 1690.
Les restaurations majeures concernent surtout les parties vulnérables, telles que les charpentes en bois du plafond, qui restent sans décoration pendant des siècles, et le pavement, en marbre depuis le XVIe siècle. Le chœur et l’orgue sont refaits plusieurs fois, tandis que les mosaïques sont régulièrement restaurées et nettoyées.
Vers 1660, les vitres remplaçant les plaques de plomb des fenêtres offrent un éclairage éclatant, ce qui mène à des ajustements pour adoucir la lumière. Au XVIIIe siècle, un nouveau portique classique est ajouté à la façade, perturbant l’harmonie du style normand qui reste visible au-dessus, avec ses arcs aveugles et ses incrustations de pierre.

En 1807, la foudre frappe la tour droite, privant la cathédrale de son sommet. Quatre ans plus tard, un incendie, causé par un enfant de chœur, détruit une grande partie du plafond, des orgues et du chœur. Les colonnes soutenant les tombes royales s’effondrent, endommageant d’autres monuments funéraires, et les mosaïques souffrent de l’absence de couverture. Les réparations du toit se poursuivent jusqu’en 1824, suivies de la restauration des charpentes jusqu’en 1838.

Architecture de la cathédrale de Monreale (sicile)
L’architecture normande, notamment dans les styles roman et gothique primitif, se distingue par la disposition générale, la volumétrie de l’abside, ainsi que par les arches en ogives et les arcatures aveugles entrelacées qui ornent les murs de l’édifice. Ce style combine les influences normandes et italiennes : le chœur suit un modèle typiquement normand, tandis que la nef, avec sa colonnade de style antique soutenant une claire-voie et une charpente en bois, reflète l’héritage des basiliques paléochrétiennes, une caractéristique bien italienne, à l’exception des ogives, qui sont normandes. Une influence arabe est parfois détectée dans les revêtements muraux du niveau inférieur de l’église et on suppose aussi une influence similaire pour les décorations extérieures en incrustation de pierre, particulièrement au niveau du chevet. Cependant, ce type de décor en opus sectile est plus typique de l’art roman de l’époque, notamment l’art roman italien (comme dans les cathédrales de Lucques et de Pise) et l’art byzantin, dérivant de l’art paléochrétien du Bas-Empire romain et du haut Moyen Âge. Le style byzantin est également présent à travers les magnifiques mosaïques à fond d’or qui décorent les murs intérieurs de la cathédrale.
Le chevet, particulièrement grandiose, illustre parfaitement cette décoration originale, mêlant des arcs aveugles en ogives qui se superposent avec des motifs en opus sectile de pierres noires, blanches et jaunes.

Partie intérieur de la cathedrale de Monreale
L’intérieur de la cathédrale est composé de trois nefs, qui se terminent au-delà du transept par une abside centrale et deux absides latérales. Ces nefs sont séparées par 18 colonnes à chapiteaux corinthiens, soutenant des arcades ogivales. La nef centrale est deux fois plus large que les nefs latérales.
Les murs et le sol de la cathédrale sont décorés de marbre dans leur partie inférieure, suivant le style byzantin, similaire à ceux de Sainte-Sophie à Constantinople et de Saint-Marc à Venise. Le reste de l’espace est orné de mosaïques byzantines sur fond d’or, réalisées jusqu’à la seconde moitié du XIIIe siècle par des artistes locaux et d’autres venus de Constantinople, Venise, etc. La superficie totale des mosaïques est de 6 340 m² (ou 10 000 m² selon les dernières mesures), faisant de cette collection la plus grande surface de mosaïques du bassin méditerranéen.

Les mosaïques religieuses représentent des scènes marquantes, dont le Christ Pantocrator et le pape Sylvestre. La disposition traditionnelle de la cathédrale place le chœur à l’est, tandis que la façade et le portail de Bonanno Pisano se trouvent à l’ouest.
Dans l’abside centrale et les murs adjacents :
- Le cul-de-four présente une grande image du Christ Pantocrator, bénissant dans une posture grecque, qui surplombe le maître-autel.
- Sur les murs de l’abside et ceux voisins, on retrouve au centre la Vierge Immaculée tenant l’Enfant, entourée par les archanges Michel et Gabriel ainsi que les apôtres Pierre et Paul, Jacques le Mineur, André, Jean le Théologien, Matthieu, Luc, Marc, Barthélémy, Thomas, Philippe, et Simon.
- Le registre inférieur est décoré par des représentations de saints, dont Clément (pape), Sylvestre (pape), Pierre (patriarche d’Alexandrie), Thomas Becket (archevêque de Canterbury), Étienne (martyr), Laurent (diacre), Martin de Tours, Nicolas de Bari, Blaise de Sébaste, Hilaire de Poitiers, Antoine de la Thébaïde, Benoît de Nursie, Agathe de Catane et Marie-Madeleine.

Histoires du Christ
Transept – section centrale (du sud à l’ouest au nord) :
- Registre supérieur : L’ange annonce à Zacharie la future maternité d’Élisabeth, suivie de sa sortie du temple. Ensuite, l’Annonciation, la visite de Marie à Élisabeth, la naissance de Jésus, l’apparition de l’étoile aux rois mages, les offrandes des mages, puis le massacre des Innocents ordonné par Hérode et l’exécution de ce dernier.
- Registre inférieur : Joseph rêve d’un ange lui conseillant de fuir en Égypte, suivie de leur fuite. Puis, Jésus est présenté au Temple, enseigne parmi les docteurs, participe aux Noces de Cana et reçoit son baptême.
Transept – bras sud (du sud à l’ouest) :
- Registre supérieur : Jésus est tenté de transformer les pierres en pain, puis sur le faîte du temple, et Satan lui propose richesse en échange de son adoration. Il guérit un paralytique, un aveugle à la piscine de Siloé, rencontre la Samaritaine, se transfigure sur le mont Thabor, ressuscite Lazare, et fait son entrée à Jérusalem avant la dernière cène.
- Registre inférieur : Jésus lave les pieds de ses apôtres, prie seul au jardin des Oliviers, est arrêté et trahi par Judas, puis se retrouve devant Pilate.
Transept – bras nord (de l’ouest au nord) :
- Registre supérieur : Jésus est mené au pied de la croix, crucifié, déposé de la croix et mis au tombeau, puis il descend dans les Limbes après sa résurrection.
- Registre intermédiaire : Les saintes femmes se rendent au sépulcre, où Jésus apparaît à Marie et Madeleine. Il accompagne ensuite deux disciples sur le chemin d’Emmaüs, offre le pain à ses disciples, disparaît, et ces derniers se rendent au Cénacle.
- Registre inférieur : Thomas doute de la résurrection, avant de croire. La pêche miraculeuse, l’Ascension et la Pentecôte suivent, où l’Esprit Saint touche les apôtres.
Bas-côté sud (de l’est à l’ouest) :
Jésus guérit divers malades, dont la fille d’une Cananéenne possédée par un démon, un démoniaque muet, un lépreux, un homme à la main desséchée, et d’autres, ainsi qu’un sauvetage sur les eaux et la résurrection du fils de la veuve de Naïn.
Bas-côté nord (de l’ouest à l’est) :
Jésus guérit la femme courbée, un hydropique, dix lépreux, rend la vue à deux aveugles, chasse les marchands du Temple, pardonne à une femme adultère, guérit un paralytique descendu par le toit et plusieurs autres guérisons. Marie-Madeleine lave et oint les pieds de Jésus, tandis qu’il guérit le fils paralytique d’un centurion.

Histoire de Saint Pierre
Abside sud – Lunettes et murs du diakonikon
Voûte de l’abside : 1. Saint Pierre en gloire.
Lunettes et murs : 2. L’ange apparaissant à Saint Pierre en prison. 3. Saint Pierre libéré de la prison suit l’ange. 4. Saint Pierre et Saint Jean guérissent un boiteux. 5. Le paralytique Énée guéri par Saint Pierre. 6. Saint Pierre ressuscite Tabitha. 7. La rencontre de Saint Pierre et Saint Paul à Rome. 8. Le débat entre Saint Pierre, Saint Paul et Simon le Magicien. 9. La chute de Simon le Magicien. 10. Le Crucifiement de Saint Pierre.

Histoire de Saint Paul
Abside nord – Lunettes et murs de la prothésis
Voûte de l’abside : 1. Saint Paul en gloire.
Lunettes et murs : 2. Saul reçoit des lettres pour se rendre à Damas. 3. Saul, tombé de son cheval et aveuglé, se convertit à la foi chrétienne. 4. Ses trois compagnons conduisent Saul, aveugle, vers Damas. 5. Ananie rend visite à Saul. 6. Ananie baptise Saul, qui prend le nom de Paul. 7. La controverse de Paul avec les Juifs. 8. La fuite de Paul de Damas. 9. Saint Paul remet des lettres à Timothée et Silas pour la conversion des Gentils. 10. Le martyre de Saint Paul par décollation.

Histoire de l’ancien Testament
- Rebecca part avec le serviteur d’Abraham pour épouser Isaac (Genèse 24,61).
- Isaac dit à Ésaü : « Prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs chasser pour moi » (Genèse 27,3).
- « Rebecca dit à son fils Jacob de fuir chez Laban » (Genèse 27,43).
Nef centrale – Mur sud – Registre supérieur (de l’est à l’ouest) :
- La création du ciel et de la terre.
- La création de la lune.
- La séparation des eaux supérieures et inférieures.
- La création de la terre séparée de la mer.
- La création du firmament.
- La création des poissons et des oiseaux.
- La création des animaux terrestres et l’âme insufflée à l’homme.
- Le septième jour, Dieu se repose.
- Dieu conduit Adam au paradis terrestre.
Revers de la façade – Registre supérieur :
- Création d’Ève.
- Présentation d’Ève à Adam.
Nef centrale – Mur nord – Registre supérieur (de l’ouest à l’est) :
- Ève tentée par le serpent.
- Le péché originel.
- Dieu réprimande les pécheurs.
- Adam et Ève chassés du paradis terrestre.
- Le travail d’Adam et le découragement d’Ève.
- Caïn et Abel offrent des sacrifices à Dieu.
- Caïn tue Abel.
- Le sang d’Abel (figurine rouge) réclame vengeance à Dieu.
- Lamech tue Caïn.
- Dieu avertit Noé du déluge et lui ordonne de construire l’arche.
Nef centrale – Mur sud – Registre inférieur (de l’est à l’ouest) :
- Noé fait construire l’arche.
- Noé conduit les animaux dans l’arche.
- Noé accueille la colombe portant le rameau d’olivier.
- Le déluge ayant cessé, Noé fait sortir les animaux de l’arche.
- Le pacte entre Dieu et Noé sous le signe de l’arc-en-ciel.
- L’ivresse de Noé, raillée par ses fils.
- La construction de la tour de Babel.
- Abraham prosterné devant les trois anges.
- Abraham reçoit les trois anges chez lui.
Revers de la façade – Registre central :
- Loth et les deux anges.
- Sodome détruite.
Nef centrale – Mur nord – Registre inférieur (de l’ouest à l’est) :
- L’obéissance d’Abraham à Dieu, qui lui ordonne de sacrifier son fils Isaac.
- L’ange empêche Abraham d’immoler Isaac.
- Rebecca donne à boire aux chameaux du serviteur d’Abraham.
- Rebecca en voyage avec le serviteur d’Abraham.
- Isaac envoie Ésaü à la chasse.
- Isaac bénit Jacob.
- Rebecca pousse Jacob à fuir.
- Jacob voit en rêve l’échelle qui monte au ciel.
- La lutte de Jacob avec l’ange.

Histoire des saints Cassio, Casto et Castrense
Revers de la façade – Registres intermédiaire et inférieur :
Registre intermédiaire :
Les saints Cassio et Casto sont condamnés à être dévorés par des lions, mais ceux-ci se couchent à leurs pieds.
Registre inférieur :
- Les saints Cassio et Casto font s’effondrer le temple d’Apollon.
- (Lunette) La Vierge à l’Enfant.
- Deux miracles de Saint Castrense : il délivre un possédé et sauve des navigateurs d’une tempête.

Les sépultures de Monreale
Alors que l’archevêque de Palerme, Gautier Ophamil, est en disgrâce et que l’archidiocèse de Monreale est établi en 1183, plusieurs sépultures royales et princières sont installées dans la cathédrale : Guillaume Ier, décédé en 1166, transféré vers 1185 après avoir été enterré dans la crypte de la chapelle palatine ; son troisième fils, Henri de Capoue, en 1172 ; son épouse, Marguerite de Navarre, en 1183 (ces deux dernières dans le transept nord) ; et son fils et successeur, Guillaume II, en 1189. Les tombes des deux rois Guillaume, la première en porphyre et la seconde en marbre sculpté en 1575, sont toujours visibles dans le transept sud.
Après le conflit entre Charles d’Anjou et son neveu Philippe III le Hardi concernant le retour du corps de Louis IX, décédé lors de la huitième croisade à Tunis en 1270, les viscères du roi de France sont enterrées dans la cathédrale. Elles sont d’abord placées dans un monument décoré de mosaïques aux armes de France dans le chœur de la cathédrale, puis déplacées plusieurs fois. Au début du XVIe siècle, elles sont déposées dans un monument-autel en marbre blanc, édifié par l’archevêque Luigi de Torres près de l’extrémité de la nef gauche, avec l’inscription : « Hic sunt tumulata viscera et corpus Ludovici regis Franciae, qui obiit apud Tonisium anno dominicae incarnationis 1270, mense augusto 25 ». Au-dessus de l’autel, un tableau de Giaconia représente le roi. Certaines de ses reliques sont emportées en 1860 par François II, exilé, qui les confie au cardinal Lavigerie. Elles sont déposées en mai 1890 à la cathédrale de Carthage, où elles restent jusqu’à leur transfert en 1964 à l’église Sainte-Jeanne-d’Arc de Tunis, puis en 1985 à l’évêché de Saint-Denis avant d’être déplacées en 2011 à la cathédrale Saint-Louis de Versailles.
En 1936, le corps d’Antoine Auguste Intreccialagli (1852-1924), archevêque de la ville de 1919 à 1924, est transféré du cimetière des Sœurs de Sainte-Anne à la cathédrale.

Autres trésors artistiques
Guillaume II de Sicile consacre sa cathédrale à la Vierge.
Une Madone avec l’Enfant Jésus entourée des archanges Saint Michel et Saint Gabriel Le maître-autel situé dans l’abside centrale est une œuvre remarquable du baroque romain tardif (1770-1773), réalisée à Rome par Luigi Valadier. Sa richesse, notamment les statues et reliefs en argent et en bronze dorés, reflète l’intention de magnifier la Vierge à laquelle la cathédrale est dédiée (bas-relief de l’antependium). Le Crucifix et les saints vénérés à Monreale (Saint Castrense, Saint Benoît, Saint Louis roi de France, Sainte Rosalie) entourent les figures de Saint Pierre et Saint Paul. Le portail de la façade ouest est signé et daté par Bonanno Pisano en 1186. Mesurant 7,8 mètres sur 3,7 mètres, ce portail était le plus grand de son époque. Ses 42 panneaux sculptés à Pise sont ornés de scènes bibliques. Il est encadré d’une délicate décoration de bas-reliefs en marbre, alternant avec des bandes de mosaïque, et précédé d’un portique classique réalisé au XVIIIe siècle par Ignazio Marabitti de Palerme, encastré entre les deux tours carrées caractéristiques de l’architecture normande. Le portail à reliefs sculptés de Barisano da Trani, pour l’entrée latérale nord, comporte 28 panneaux signés par l’artiste. Le blason de Guillaume II le Normand, fondateur de la cathédrale, surmonte ce portail, auquel s’ajoute un portail Renaissance dessiné par Domenico et Fazio Gagini, construit entre 1547 et 1562.

Dans la partie sud : La chapelle de saint Benoît, une composition élégante de la fin du baroque sicilien, présente un autel décoré de La gloire de Saint Benoît, chef-d’œuvre d’Ignazio Marabitti (1776), et dix scènes de la vie de Saint Benoît gravées dans le marbre blanc par Giovanni Battista Marino (1728). La chapelle de saint Castrense, de style Renaissance, ouverte en 1596, a été largement modifiée depuis. La statue en bronze de Saint Jean-Baptiste (XVIe siècle), placée dans une niche sur une colonne de porphyre, avec en fond une mosaïque représentant le saint, se trouve dans le bas-côté sud. À côté de l’absidiole nord : La chapelle du Crucifix, la plus somptueuse réalisation baroque sicilienne de l’église, a été exécutée sous la direction d’Angelo Italia di Licata entre 1686 et 1690, d’après le projet de l’évêque de Monreale Giovanni Roano (1618-1703). Le portail d’entrée, richement sculpté, avec ses portes en bronze ajouré, mène à cette chapelle hexagonale surmontée d’une coupole, dominée par les quatre statues des prophètes : Daniel et Ézéchiel sculptées par Baltassare Pampillonia, et Isaïe et Jérémie de Giovanni Battista Firrera, tous deux artistes siciliens. Le trésor, adjacent à la chapelle, abrite de précieuses reliques : crosse épiscopale, ostensoir, ciboire en argent, bréviaire enluminé du XVe siècle en parchemin, ainsi qu’une armoire en bois sculpté, œuvre d’artistes de Trapani.

Protection de la cathedrale de Monreale (Sicile)
La cathédrale de Monreale a été classée Monument national en 1942 en raison de sa valeur historique et artistique.
En 2015, elle a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO aux côtés de la Palerme arabo-normande et de la cathédrale de Cefalù, en tant que témoignage d’un « syncrétisme socio-culturel entre les cultures occidentales, islamiques et byzantines de l’île » et « de la coexistence harmonieuse de peuples issus de diverses origines et religions (musulmanes, byzantines, latines, juives, lombardes et françaises) ».

Que peut on voir ou visiter à proximité de la cathedrale de Monreale en Sicile ?
La cathédrale de Monreale, située à proximité de Palerme, est un chef-d’œuvre de l’architecture normande et un site incontournable en Sicile. À proximité, il y a plusieurs autres lieux intéressants à visiter :
- Le Cloître de la Cathédrale de Monreale : Juste à côté de la cathédrale, le cloître est un exemple magnifique d’architecture arabo-normande avec ses arcades et ses colonnes sculptées. Il offre aussi un espace paisible pour se promener.
- Le musée de la cathédrale : Ce musée, situé dans les bâtiments attenants à la cathédrale, abrite des objets religieux, des sculptures et des œuvres d’art en lien avec l’histoire de la cathédrale et de la ville.
- Le Monte Pellegrino : Ce mont, à environ 15 minutes de Monreale, offre une vue panoramique spectaculaire sur Palerme et la mer. Il est aussi connu pour le sanctuaire de Sainte Rosalie, la sainte patronne de Palerme, qui se trouve au sommet.
- Le Palais des Normands (Palazzo dei Normanni) : Situé à Palerme, ce palais est l’une des résidences royales les plus anciennes d’Europe, avec des éléments architecturaux arabo-normands. Il abrite aussi la fameuse Chapelle Palatine, un autre exemple impressionnant de l’art normand.
- Le marché de Ballarò à Palerme : Si vous êtes d’humeur à explorer les marchés locaux, Ballarò offre une immersion dans la culture sicilienne, avec des étals de fruits, légumes, poissons et spécialités locales.
- La réserve naturelle de Capo Gallo : Un peu plus loin, mais accessible en voiture, cette réserve naturelle est un endroit idéal pour les amoureux de la nature, avec des paysages côtiers spectaculaires, des sentiers de randonnée et des plages.
Ces sites autour de Monreale vous offriront une belle combinaison de culture, d’histoire et de nature à explorer lors de votre visite.

Quels sont les mosaïques à voir absolument dan la cathedrale de Monreale en Sicile ?
La cathédrale de Monreale, un chef-d’œuvre de l’art normand en Sicile, abrite des mosaïques exceptionnelles qui valent vraiment le détour. Voici quelques-unes des plus impressionnantes à ne pas manquer :
- Le Christ Pantocrator (dôme central) : La mosaïque du Christ Pantocrator, située dans le dôme central de la cathédrale, est l’une des plus célèbres. Elle représente le Christ dans une posture majestueuse, bénissant de la main droite et tenant le livre des Évangiles de la main gauche. Cette image est emblématique de l’art byzantin et montre le Christ comme souverain du monde.

- La scène du Jugement Dernier (mur occidental) : Sur le mur occidental de la cathédrale, vous trouverez une vaste représentation du Jugement Dernier. Elle montre le Christ jugeant les âmes, entouré des saints, des martyrs, et des anges. Les détails de cette mosaïque sont fascinants et témoignent du savoir-faire exceptionnel des artisans.
- Les scènes de l’Ancien Testament (murs latéraux) : Les murs latéraux de la cathédrale sont couverts de magnifiques mosaïques illustrant des scènes de l’Ancien Testament. Ces mosaïques racontent des épisodes bibliques comme la création d’Adam et Ève, l’histoire de Noé, ainsi que l’Exode, avec une richesse de détails impressionnante.
- Les figures des apôtres (panneaux de la nef) : Les mosaïques sur les murs de la nef représentent les douze apôtres. Chaque apôtre est magnifiquement détaillé, et leurs visages reflètent une expression spirituelle intense, soulignant la dimension religieuse de l’édifice.
- La scène de l’Arbre de Jessé (mur nord) : Cette mosaïque, située sur le mur nord de la cathédrale, est une représentation de l’arbre généalogique de Jésus, selon la prophétie d’Isaïe. L’arbre est magnifiquement illustré, avec des figures de rois et de prophètes, illustrant la lignée de David jusqu’à Jésus.

Quels sont les differentes zones à voir dans la cathedrale de Monreale ? (sicile)
La cathédrale de Monreale, l’un des monuments les plus emblématiques de la Sicile, se distingue par sa beauté architecturale et ses mosaïques exceptionnelles. Voici les différentes zones à découvrir dans cette cathédrale :
- Le Narthex (vestibule d’entrée) :
- La première partie de la cathédrale est le narthex, une sorte de porche d’entrée, qui présente également des mosaïques et des fresques intéressantes, notamment une scène de l’Apocalypse. Ce n’est pas la partie la plus grande, mais elle donne déjà un aperçu de la richesse de l’art qui vous attend à l’intérieur.
- La Nave centrale (nef centrale) :
- La nef centrale est l’élément principal de la cathédrale. Elle est longue et spacieuse, avec des colonnes imposantes. L’accent est mis sur les mosaïques, qui couvrent l’ensemble de l’intérieur, créant un effet de lumière fascinant. L’architecture mélange des éléments normands et arabes, donnant un style unique.

Les mosaïques :
- Ce qui rend la cathédrale de Monreale célèbre, ce sont ses mosaïques dorées, qui couvrent environ 6 500 m². Elles illustrent des scènes bibliques, avec des détails incroyables. Le Christ Pantocrator, qui domine le chœur, est l’un des plus célèbres. Ces mosaïques sont l’une des plus grandes œuvres d’art chrétien médiéval.
Le Chœur :
- Cette zone se situe derrière l’autel principal et est souvent utilisée pour les célébrations liturgiques. Le chœur est richement décoré, notamment avec des sculptures en bois et des mosaïques.
Le Cloître :
- Adjacent à la cathédrale, le cloître de Monreale est un espace paisible entouré de colonnes décorées de sculptures et de mosaïques. Il a été construit au XIIe siècle et représente un mélange unique de styles gothique et arabe. C’est un endroit parfait pour se promener et admirer l’architecture et la sérénité du lieu.

La Chapelle de San Benedetto :
- Cette petite chapelle latérale est un lieu de prière calme, avec des fresques et des décorations plus simples mais tout aussi magnifiques.
L’Autel et la Crèche :
- L’autel principal est situé à l’est de la cathédrale, et il est impressionnant par ses détails en marbre et ses éléments de décoration. Lors des fêtes religieuses, il est souvent décoré d’une crèche.
La Façade :
- Bien que la façade extérieure de la cathédrale soit plus sobre comparée à l’intérieur, elle présente tout de même des éléments d’art roman et normand, avec des sculptures représentant des scènes religieuses.

Ou peut on manger à proximité de la cathédrale de Monreale en sicile ?
À proximité de la cathédrale de Monreale, vous trouverez plusieurs restaurants où vous pourrez savourer des plats typiques de la Sicile. Voici quelques suggestions :
- Ristorante La Terrazza
Situé à quelques pas de la cathédrale, ce restaurant offre une belle vue et des plats siciliens traditionnels, tels que des pâtes alla Norma, du poisson frais et des desserts maison. - Trattoria Da Salvatore
Un endroit convivial et typique, parfait pour déguster des plats locaux à base de produits frais. Le menu propose des spécialités comme des arancini et des cannoli. - Caffè Duomo
Juste en face de la cathédrale, ce café est un excellent choix pour une pause rapide avec un café ou un gelato tout en profitant de la vue sur la place et la cathédrale. - Pasticceria S. Giorgio
Si vous êtes amateur de pâtisseries, cet endroit est un incontournable. Vous y trouverez des pâtisseries siciliennes, comme les cannoli et les cassatas, ainsi que des boissons rafraîchissantes.

Ou dormir à proximité de la cathedrale Monreale en Sicile ?
La cathédrale de Monreale est un site spectaculaire à visiter, et il y a plusieurs options d’hébergement à proximité pour en profiter pleinement. Voici quelques suggestions pour dormir près de la cathédrale :
- Hotel Guglielmo II
Situé à environ 10 minutes à pied de la cathédrale, cet hôtel offre une vue panoramique sur la ville et un cadre agréable. Il dispose de chambres confortables et d’un bon service. - Bed & Breakfast Il Cielo di Monreale
Un B&B charmant situé dans le centre de Monreale, à quelques pas de la cathédrale. Les chambres sont modernes et bien aménagées, et le service est très apprécié des visiteurs. - La Serenissima Hotel
À quelques minutes en voiture de la cathédrale, cet hôtel offre une atmosphère accueillante et un bon rapport qualité-prix. Il est situé dans une zone tranquille, idéale pour se détendre après une journée de visites. - B&B Villa San Giovanni
Ce B&B se trouve à environ 15 minutes à pied de la cathédrale, dans une belle villa avec un jardin. Il offre un cadre paisible et une vue splendide, idéale pour une expérience plus intimiste. - Palazzo Ducale Suites
Un peu plus loin, mais offrant des suites élégantes et modernes dans un bâtiment historique. Il est à environ 20 minutes de route de Monreale et propose un service haut de gamme.

Ou se garer à proximité de la cathedrale de Monreale en Sicile ?
Il y a plusieurs options pour se garer à proximité de la cathédrale de Monreale, en Sicile (au mois de Juin c’est déjà relativement chargé dans le centre, je ne sais pas ce que ça donne en Juillet/ Aout 😉:
- Parking en plein centre de Monreale : Il existe un parking public situé à proximité immédiate de la cathédrale. Ce parking est souvent un bon choix si vous voulez être à quelques pas du monument. Il peut cependant être assez fréquenté, surtout pendant les heures de pointe.
- Stationnement dans les rues adjacentes : Vous pouvez également trouver des places de stationnement dans les rues autour de la cathédrale, mais elles sont limitées et peuvent être occupées rapidement, surtout en haute saison.
- Parkings privés : Il y a aussi quelques parkings privés, souvent gérés par des hôtels ou des entreprises locales, qui peuvent offrir une option de stationnement plus sûre. Renseignez-vous sur les tarifs et la disponibilité à l’avance.
- Navettes et transports en commun : Si vous préférez éviter de conduire dans les petites rues de Monreale, vous pouvez opter pour un transport en commun depuis Palerme, qui est assez proche. Il existe des bus qui desservent Monreale, ou des navettes depuis certains points de la ville.
Veillez à vérifier les horaires et à vous préparer à marcher quelques minutes depuis le parking jusqu’à la cathédrale !














Le cloitre de la cathédrale Monreale à Palerme
Le cloître est la seule partie subsistante du monastère bénédictin intégré au complexe de la cathédrale. Il mesure 47 x 47 mètres. La théorie la plus largement acceptée suggère qu’il a pris sa forme architecturale initiale autour de la mort de Guillaume II le Bon et a été achevé au début du XIIIe siècle.
Les quatre côtés du cloître sont décorés de 26 arcades de style normand, soutenues par des colonnettes jumelées, ou quadruplées aux angles. En tout, on compte 228 colonnettes. Certaines sont lisses, d’autres ornées de cannelures hélicoïdales ou en zigzag, et certaines présentent des mosaïques incrustées de style roman italien, à l’instar du cloître de la basilique du Latran à Rome (style cosmatesque) ou de la façade du dôme de Lucques. À l’angle sud-ouest, la colonnade d’un petit édifice appelé « petit cloître » soutient un pilier orné de cannelures en zigzag, surmonté d’une sphère d’où jaillit l’eau, dévalant la colonne pour retomber dans une vasque. Il s’agit de la « Fontaine du roi », conçue par Guillaume II.

Entre les colonnes et les arcs, des chapiteaux lourds et massifs occupent l’espace. Certains présentent des motifs ornementaux inspirés des styles classiques, notamment corinthien et composite. D’autres affichent des scènes païennes ou des représentations des histoires et figures bibliques, ainsi que des figures humaines nues, souvent traitées d’une manière que l’on pourrait juger surprenante dans un contexte chrétien (à l’exception d’Adam et Ève, les seules figures nues dans la cathédrale). D’autres chapiteaux illustrent la vie quotidienne, des acrobates, des scènes de chasse, de tournois ou de vendanges, entre autres.

En ce qui concerne les thèmes des chapiteaux, il convient de noter que ceux qui racontent des histoires ou développent un sujet ne suivent pas un plan précis, contrairement aux mosaïques de la cathédrale. Ils alternent avec ceux qui sont purement décoratifs ou symboliques

Côté Nord
Chapiteaux de la VIIIe arcade (La parabole du Mauvais riche) : Lazare, le mendiant ; Lazare repoussé par le serviteur du Mauvais riche ; la mort du riche Épulon ; l’âme de Lazare dans le sein d’Abraham ; Épulon en enfer.
Chapiteaux de la XIVe arcade (Histoires de Saint Jean-Baptiste) : le Christ devant les Pharisiens ; le baptême de Jésus ; la danse de Salomé ; la décapitation de Saint Jean-Baptiste ; Jean-Baptiste reproche son adultère à Hérode Antipas.
Chapiteaux de la XXIe arcade (Histoires de Samson) : Samson tue un lion en se rendant chez les Philistins ; Samson lance une devinette aux deux Philistins ; le secret divulgué par sa femme ; le massacre des Philistins ; Samson fuit Gaza après avoir arraché les portes ; Samson aveuglé pendant son sommeil ; Samson secoue les colonnes du temple.
Chapiteaux de la XXIVe arcade (Le massacre des innocents) : Hérode ordonne le massacre des innocents ; deux soldats discutent ; le massacre des innocents ; un enfant tué dans les bras de sa mère ; les lamentations des mères.
Chapiteaux de la XXVe arcade (Les symboles des quatre, et des moines).

Angle nord-est
(L’Annonciation et la Nativité) : L’Annonciation ; Élisabeth accueille Marie (Visitation) ; l’annonce à Joseph ; la Nativité de Jésus ; l’adoration des bergers ; le voyage et l’adoration des rois mages.
Côté est
Chapiteaux de la XVIIIe arcade (Histoires de Joseph le patriarche) : Les rêves de Joseph, le douzième fils de Jacob ; Joseph raconte ses rêves à Jacob et à ses frères ; Joseph rejoint ses frères dans les champs ; Joseph jeté dans la citerne par ses frères hostiles ; Joseph vendu par ses frères à des marchands qui l’emmènent en Égypte sur un chameau ; Jacob désespéré en découvrant la tunique ensanglantée de Joseph.
Chapiteaux de la XXe arcade (Le péché originel et ses premières conséquences) : Le péché originel ; Adam et Ève chassés du Paradis Terrestre ; Adam et Ève condamnés aux peines du travail et de la douleur ; les sacrifices d’Abel et de Caïn ; le fratricide ; Lamech tue Caïn.
Chapiteaux de la XXIVe arcade (Après la résurrection du Christ) : Les saintes femmes au tombeau de Jésus ; le Christ descendant aux Limbes ; le Christ et Marie-Madeleine.

Angle sud-est (La légende de la vraie croix) : Hélène et Constantin présentent la véritable croix retrouvée au Calvaire sous un temple dédié à Vénus, symbolisant le triomphe de l’Église sur la Synagogue. On y voit également la reine de Saba, qui honore la vraie croix, accompagnée d’un échanson (?). Des figures prophétiques complètent la scène.
Côté sud
Chapiteaux de la XXIIe arcade (Le sacrifice du taureau) : La face est du chapiteau montre un jeune homme en train d’abattre un taureau, un rappel du culte oriental du dieu Mithra, personnification du soleil, qui resta populaire en Occident longtemps après la montée du Christianisme. L’iconographie de Mithra, portant un bonnet phrygien et tuant le taureau, symbolise cette religion. Les autres faces des chapiteaux présentent des figures et des motifs ornementaux.

Angle sud-ouest
(du cloître et de la fontaine)
(Les Apôtres et les récits de Jésus) : les apôtres, poussés par les anges, sont appelés à diffuser l’Évangile dans le monde entier ; la Pentecôte ; la Présentation de Jésus au Temple ; un apôtre avec Marie ; la fuite en Égypte.
Colonnade de la fontaine – Angle nord-est
(Allégories des mois) :
- Janvier : un vieil homme se réchauffe près du feu.
- Février : un arbre taillé.
- Mars : un joueur de cor.
- Avril : la récolte des fleurs.
- Mai : un cheval en pâturage.
- Juin : les fruits récoltés.
- Juillet : la coupe des blés.
- Août : la préparation du tonneau.
- Septembre : le pressage du raisin.
- Octobre : les semailles.
- Novembre : la récolte des glands.
- Décembre : l’abattage du cochon.

Côté ouest
Chapiteaux de la VIe arcade (Les Prophètes) : Isaïe, Jérémie, Daniel et David ; l’Annonciation et un centaure.
Chapiteaux de la VIIIe arcade (La dédicace de la cathédrale de Monreale et allégories) : Guillaume II consacre le dôme de Monreale à la Vierge (cette scène reprend celle des mosaïques de l’église, mais ici, la maquette du dôme semble avoir été directement inspirée du côté sud de l’édifice) ; la Justice ; la Charité ; la Foi et l’Espérance ; l’Agneau de Dieu.
Chapiteaux de la XXe arcade (Histoires de Noé) : Noé, sortant de l’arche, offre un sacrifice à Dieu ; le « pacte de l’arc-en-ciel » ; les trois fils de Noé se rendent à la vigne pour la récolte ; Noé foule le raisin ; l’ivresse de Noé ; Noé maudit Cham ; la tour de Babel.